Better than Morpheus' arms is an electroacoustic music composition piece interpreted for the first time in June 2023, on the 18 Speakers of the acousmonium of the Conservatoire à Rayonnement Départemental CRD Pantin.
The sound material for this piece was recorded at dawn on a spring day in a small village in Fayoum, central Egypt.
The musical structure reflects the specific deep listening experience at the time of recording, when the village was slowly waking up, transitioning from dark to dawn.
At one point of this soft transition, the call for prayer burst from many saturated speakers in different locations, creating an unusual polyphony and covering all other sounds that were rising simultaneously, sonically dominating and erasing every living presence underneath it. After it disappeared, the other sounds, as if still in shock, had difficulty resettling, re-occupying the sonic space.
This work is a reflection on the power dynamics between sounds, their political meaning, and on the masking/crushing/seduction relationship that a sound can have on another and on the listener.
It also enhances and composes with the musicality of an existing soundscape, creating a meditational sonic moment using field recording as primary material for radical electroacoustic propositions.
The title is inspired by a phrase from the Islamic morning prayer (fajr/dawn).
---
Mieux que les bras de morphée - خير من النوم est une pièce de musique électroacoustique interprétée pour la première fois en juin 2023, sur les 18 haut-parleurs de l'acousmonium du Conservatoire à Rayonnement Départemental CRD Pantin.
La matière sonore de cette pièce a été enregistrée à l’aube d’une journée de printemps dans un petit village de Fayoum, au centre de l’Egypte.
La structure musicale reprend l’experience particulière de l’écoute au moment de la prise de son, lorsque le village se réveillait lentement, passant de l'obscurité à l'aube.
À un moment de cette douce transition, l'appel à la prière au son saturé a jailli de plusieurs emplacements, créant une polyphonie improbable et couvrant l’expressivité de la faune qui lui précédait, dominant et effaçant tous les sons à son passage. Après sa disparition, les sons du village, comme encore sous le choc de l’attaque, peinaient à reprendre leurs places.
« Mieux que les bras de Morphée » compose avec cette matière et expérience sonores, en proposant une réflexion sur la dynamique de pouvoir entre les sons, leur signification politique et la relation de masquage qu'un son peut entretenir avec un autre. C’est une mise en relief du pouvoir de séduction ou de domination sonore.
La pièce met également en valeur et compose avec la musicalité d'un paysage sonore existant, créant un moment sonore méditatif en utilisant l'enregistrement (field recording) comme matériau principal tout en proposant des paysages et des
formes compositionnelles qui suscitent une écoute constamment renouvelée.
* Le titre est inspiré d'une phrase de la prière islamique du matin (fajr/aube).