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Multi-Channel Sound Installation for 11 speakers and a Subwoofer (11.1channel) – 2017
Produced within the «Marseille Résonnance» Festival in MuCEM.
Coproduction gmem-CNCM-marseille – MuCEM, Musée des civilisations et de la Méditerranée.

Hassan deciphers the Marseille kaleidoscope through a sound installation titled “Ex Nihilo (nihil fit), nothing comes from nothing”, where she interrogates the different stories rendered invisible by the contemporary facade of the city.

In the sonic image she creates, Hassan presents the city and its port as a subject and its mirror, unveiling details of some origins, often assigned today to the margin, to oblivion. They are details that illustrate a quotidian life by the sea: hours spent waiting for boats, bodies carrying tons of goods, products animating the shelves of the city markets, trades born on the corpses of their antecedents. They are details evoking ruptures, silences and ends.

The work is an intimate encounter with a city brought back to its fundamental roots: Man and his experience with survival.

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L’artiste libanaise Kinda Hassan décrypte le « kaléidoscope » marseillais à travers une installation sonore intitulée « Ex Nihilo (nihil fit), rien ne vient de rien », interrogeant les différentes histoires que masque la façade contemporaine de la ville.

Partant du port de Marseille en tant que véhicule de transfert d’Hommes, de produits, d’énergie, d’histoires et de possibilités, elle nous propose de contempler les processus de transformation de la vie humaine dans le contexte urbain d’une ville-port. Le port devient une lentille d’après laquelle on imagine et rumine ces transformations dues au pouvoir politique, au virage doux mais certain vers le capital, à la production du désir, à la domination de la machine et aux circonstances de l’évolution de l’Histoire, particulièrement l’histoire coloniale puis post-coloniale du pays.
Ce sont des transformations qui s’impriment sur le corps humain circulant dans la ville d’aujourd’hui, une ville décrite et re-décrite dans un langage unifiant, parfois réducteur.

Dans son tableau sonore, Kinda Hassan présente la ville et son port comme un sujet et son miroir, révélant des détails originaires souvent assignés aujourd’hui à la marge, à l’oubli.
Ce sont des détails illustrant un quotidien marqué par la vie au bord de la mer : des heures passées à l’attente des bateaux, des corps portant des tonnes de marchandises, des produits animant les marchés de la ville, des commerces qui naissent sur les cadavres de leurs antécédents.
Ce sont des détails évoquant des ruptures, des silences et des fins.
C’est une rencontre intime avec une histoire dans laquelle la ville est rapportée vers ses racines fondamentales : l’Homme et son expérience de survie.

Multi-Channel Sound Installation for 11 speakers and a Subwoofer (11.1channel) – 2017
Produced within the «Marseille Résonnance» Festival in MuCEM.
Coproduction gmem-CNCM-marseille – MuCEM, Musée des civilisations et de la Méditerranée.

Hassan deciphers the Marseille kaleidoscope through a sound installation titled “Ex Nihilo (nihil fit), nothing comes from nothing”, where she interrogates the different stories rendered invisible by the contemporary facade of the city.

In the sonic image she creates, Hassan presents the city and its port as a subject and its mirror, unveiling details of some origins, often assigned today to the margin, to oblivion. They are details that illustrate a quotidian life by the sea: hours spent waiting for boats, bodies carrying tons of goods, products animating the shelves of the city markets, trades born on the corpses of their antecedents. They are details evoking ruptures, silences and ends.

The work is an intimate encounter with a city brought back to its fundamental roots: Man and his experience with survival.

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L’artiste libanaise Kinda Hassan décrypte le « kaléidoscope » marseillais à travers une installation sonore intitulée « Ex Nihilo (nihil fit), rien ne vient de rien », interrogeant les différentes histoires que masque la façade contemporaine de la ville.

Partant du port de Marseille en tant que véhicule de transfert d’Hommes, de produits, d’énergie, d’histoires et de possibilités, elle nous propose de contempler les processus de transformation de la vie humaine dans le contexte urbain d’une ville-port. Le port devient une lentille d’après laquelle on imagine et rumine ces transformations dues au pouvoir politique, au virage doux mais certain vers le capital, à la production du désir, à la domination de la machine et aux circonstances de l’évolution de l’Histoire, particulièrement l’histoire coloniale puis post-coloniale du pays.
Ce sont des transformations qui s’impriment sur le corps humain circulant dans la ville d’aujourd’hui, une ville décrite et re-décrite dans un langage unifiant, parfois réducteur.

Dans son tableau sonore, Kinda Hassan présente la ville et son port comme un sujet et son miroir, révélant des détails originaires souvent assignés aujourd’hui à la marge, à l’oubli.
Ce sont des détails illustrant un quotidien marqué par la vie au bord de la mer : des heures passées à l’attente des bateaux, des corps portant des tonnes de marchandises, des produits animant les marchés de la ville, des commerces qui naissent sur les cadavres de leurs antécédents.
Ce sont des détails évoquant des ruptures, des silences et des fins.
C’est une rencontre intime avec une histoire dans laquelle la ville est rapportée vers ses racines fondamentales : l’Homme et son expérience de survie.